Vente de l’essence ‘’Kpayo’’ au Bénin : Un commerce juteux au grand dam des détaillants

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Bon nombre de personnes se lancent dans du commerce illicite à travers les villes et quartiers du Bénin. Parmi ces commerces se trouve celui de la vente de l’essence frelatée qui se vend un peu partout sur le territoire béninois. Une activité économique à but lucratif permet aux acteurs du domaine de répondre à leurs besoins vitaux.

Dans les quartiers, au bord des rues et certaines localités des villes du Bénin, on trouve des jeunes déscolarisés ou non, les parents et bien d’autres personnes qui vendent de l’essence frelatée communément appelée ˝KPAYO˝. Un tour dans les agglomérations de Cococodji, de Tankpè, de Calavi et même au bord des rues inter-Etat  Lomé-Cotonou parcourues permet de constater l’ampleur de cette activité de commerce. Suivant les propos et les informations des acteurs du domaine recueillis, la vente de l’essence frelatée leur permet de surmonter les problèmes financiers et de bénéficier s’il y a le marché de vente.

C’est ce qu’explique Pascal NOUMONVI, vendeur d’essence ˝kpayo˝ à Tankpè en disant que : «La vente de cette essence nous permet de bénéficier de beaucoup d’argent si nous nous installons sur un lieu ouvert aux usagers». Il continue son explication en ajoutant que : «Comme moi je me suis installé au bord du goudron (Pavé) où tous les véhicules passent, il n’est même pas midi j’ai déjà vendu six bidons de 25 litres». A travers les observations et les demandes de prix d’achat des clients  sur ces lieux parcourus, on voit sur des bidons ou à la face d’une table qu’il est écrit en ces temps-ci ‘’375 F’’ ou ‘’400F’’ sec le litre. Des voitures stationnent et prennent de quinze à vingt litres.

Du gain et  bénéfices réalisés…                                                             

D’abord pour répondre à cette question, il faut avoir les avis de ces vendeurs d’essences frelatées. D’ailleurs un bidon contient vingt-cinq litres d’eau ou d’huile mais pour celui de l’essence dépasse 25 litres (L) à les en croire. De plus on devinerait que c’est une mine d’or des grossistes sur le dos des vendeurs. Selon les paroles entendues, le prix d’un bidon d’essence dépend de leurs grossistes pour la livraison. «Le prix d’un bidon de notre grossiste qui nous livre l’essence est à neuf mille neuf-cent (9.900f) francs à l’heure où on vend maintenant à 375f le litre» a fait entendre Adriano SOTO, un jeune vendeur d’essence, originaire de Dogbo selon ce qu’il a dit, au carrefour de Gbodjè.

La vente de l’essence frelatée qui est une activité économique à but lucratif permet à ceux du domaine  de bénéficier certains 500f d’autres 800f sur un bidon de vingt-cinq litres mais dépassent ceux-ci à cause de l’essence qui gonfle le bidon selon eux. Par contre, si certains gagnent plus de cinq cents francs voire mille francs sur un bidon d’essence et se réjouissent à les en croire parce que cela leur permet de subvenir à certains problèmes vitaux et même les scolarités de leurs enfants, d’autres ne le sont pas. C’est ce déplore Benjamin ANANI en disant que: « La vente de l’essence n’a aucun bénéfice de mon côté».

Il poursuit sa désolation en exprimant que: «Il y arrive des fois on les renverse par terre sans le savoir». On a vu beaucoup de chose sur ces ventes d’essence ‘’kpayo’’ dans les rues surtout les clients payent et faute de reliquat laissent leurs monnaies. Soit c’est 25f soit c’est 50f. Toutes ces monnaies rentrent dans les bénéfices des vendeurs à notifier les clients interrogés. Un commerce  bénéfique mais pas sans conséquences sur la santé de l’homme.

Clément DOSSOULO (stag)




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