Multiplicité des affiches a l’Uac : Des canaux d’information ou de pollution ?

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L’Université d’Abomey-Calavi est devenue depuis un certain temps un lieu où des étudiants mettent sur des mûrs, arbres et autres des affiches à leur bon vouloir. Un état de chose qui pollue l’environnement interpelle plus d’un et soulève des inquiétud               

Avoir un cadre de vie sain attrayant voir décent fait partie des besoins prioritaires pour une vie réussie et épanouie. Mais force est de constater à l’Université d’Abomey-Calavi que certains étudiants préfèrent prouver le contraire par une mauvaise manière, celle de coller sur les murs, panneaux d’indications et même arbres des affiches portants des informations plus ou moins utiles et laissent les tableaux réservés pour la circonstance. Un acte qui ne donne pas seulement une mauvaise image au haut lieu du savoir mais aussi le salit et pose problème, ce qui est d’ailleurs déploré par une majorité d’étudiants. C’est ce qui pousse Mano Houéssou, étudiant en deuxième année d’Environnement à l’Ecole Polytechnique d’Abomey-Calavi (EPAC) à dire: « C’est un comportement à déplorer. Il faut remarquer que ceci, a première vue, salit la maison. Ces affichages empêchent de voir ou de lire les messages sur les panneaux et autres ».

Dans ses propos, Michael Ayinon, responsable en deuxième année de Chimie-Biologie-Géologie à la Faculté des Sciences et Techniques (FAST), s’inscrit aussi dans le même sens selon lequel ces affichages donnent une mauvaise personnalité à l’étudiant. Hervé Kpoholo Trésorier Général de l’Union Nationale des Scolaires et Etudiants du Bénin (UNSEB), trouve que les affichages anarchiques mettent en mal l’image de la propreté des infrastructures universitaires.

L’autorité rectorale dans un passé récent ayant fait le constat, a porté à l’endroit des organisations estudiantines de la maison la note N°412/18/UAC/CR/SG/CeGIC à la date du 16 mars 2018, portant interdiction d’affichages sauvages sur l’ensemble des campus de l’Universités d’Abomey-Calavi. Elle leur demande donc de bien vouloir faire respecter les infrastructures publiques qui ne sont pas destinées aux affiches pour préserver la propreté de ces lieux. Selon le contenu dudit document, seules les banderoles en toile et les affiches sur bâche sont autorisées.

Les tableaux d’affichage peuvent aussi recevoir les affiches. Mais force est de constaté que depuis lors ces affiches continuent leur petit bonhomme de chemin c’est-à-dire qu’elles continuent de se faire mettre. « A l’UNSEB, après les élections des plus représentatifs, nous avons pensé à renforcer notre structure de maintien d’hygiène dans les milieux universitaires pour pouvoir empêcher tout ce qui ne contribue pas au maintien de propreté et surtout d’hygiène dans notre espace universitaire. Cette institution qui lutte pour cette cause est nommée Comité de Gestion et d’Hygiène dans les Restaurants universitaires (COGEHRES) ».

Elle fonctionne non seulement dans les restaurants universitaires mais sur tout le campus universitaire d’Abomey-Calavi où les mesures  d’hygiène et de propreté ne sont pas respectées. Pour le respect de l’intégrité de la chose publique et la beauté du paysage, il appelle les étudiants et toute autres personnes concernées au sens de responsabilité. « Je souhaite que le rectorat dote des endroits stratégiques où régulièrement il y a regroupement d’étudiants à savoir les restaurants universitaires, les centres commerciaux, les résidences universitaires, les jardins, l’arrêt bus, les terrains de sport pour ne citer ceux-là. Cela permettra d’éviter ces affichages anarchiques », a-t-il conclu.




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