Une nouvelle dynamique en marche

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Point névralgique de tout port digne du nom, comme on a pu le constater à Anvers, la sécurité n’est pas du reste des interventions du nouveau management au port de Cotonou.

 A cet effet, les agents de sûreté des installations portuaires ont été formés du 2 au 4 juillet 2018 par une structure réputée en la matière, à savoir G4S. La formation des formateurs au code ISPS (Code international pour la sûreté des navires et des installations portuaires), du 2 au 4 juillet 2018 répond à la même problématique, de même que la visite des gardes côtes américains du 6 au 8 août 2018. Autres actions confortatives de la sécurité, la clôture douanière est réhabilitée par endroits et la clôture grillagée achevée, les procédures de contrôle des accès élaborées et mises en application. Ce préalable a pu donner un aperçu du dispositif sécuritaire du port de Cotonou à l’Organisme de Sûreté Reconnu (OSR/RSO) lors de ses travaux, du 3 au 7 septembre dernier, d’évaluation de sûreté des installations portuaires, en vue de l’élaboration des Plans de sûreté du port de Cotonou.

L’ambition de faire du port de Cotonou, réputé poumon national, un hub international ; cela est possible, si un investissement conséquent est fait, ne serait-ce qu’en termes de matériels et d’infrastructures adéquats comme envisagé aujourd’hui. Dans la juste mesure des ambitions et perspectives du port de Cotonou, lui aussi fort avec, modestement, 60 ha de plan d’eau, une aire opérationnelle de 200 ha, des magasins et entrepôts de 100 ha, des parcs à conteneurs de 120 ha. Car, toute proportion gardée, le tout ne suffit pas d’avoir de grandes dimensions, il faut, comme le port d’Anvers, savoir capitaliser ses atouts et en tirer un maximum de profit. Ce qui n’a pas été jusqu’à récemment le cas au point que l’Exécutif béninois juge opportun de faire appel à l’expertise extérieure, en l’occurrence Anvers qui a de la ressource à revendre à cette fin. Le port d’Anvers est, en effet, un carrefour des chaînes d’approvisionnement mondiales. Pour transporter les marchandises de manière rapide, économique et flexible, il propose une large gamme de solutions maritimes et logistiques intégrées.

Deuxième port d’Europe en termes de volume, il a développé un leadership inégalé en matière de réalisation de plus-value, c’est-à-dire de gains générés par les opérations portuaires, fort de 12 067 hectares de surface portuaire et d’une ressource humaine évaluée à 142 654 employés qui assurent le fonctionnement quotidien efficace et sûr du port, qu’il s’agisse du service de gestion du trafic maritime de l’Autorité portuaire, des acteurs des services techniques nautiques, de la sécurité et de la planification, à savoir les contrôleurs de trafic et maîtres dockers…  224 millions de tonnes ! Tel est le volume annuel de fret maritime international réalisé par le port d’Anvers qui dispose de 16 terminaux de vracs liquides, 5 terminaux en haute mer pour les conteneurs, 15 terminaux de marchandises diverses, 12 terminaux de vracs secs, 7,2 millions m2 de stockage en citerne, 6,3 millions m3 de stockage couvert, 680 000 m3 de stockage en silos pour les polymères. Loin devant sa grande rivale Rotterdam, ses chiffres superlatifs ne sont pas sans donner le tournis.

Le port de Cotonou ne peut que tirer profit de ce savoir-faire résilient, pour tenir en respect ses rivaux que sont Lomé, Abidjan ou encore port Harcourt (Nigeria). Et de cela, le partenaire anversois du port de Cotonou en est convaincu. Notamment, par la valorisation des zones franches dédiées par le port de Cotonou aux pays de l’hinterland, ses 11 postes à quai et son unique poste pétrolier.




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