LE PAG ET LES REFORMES dans le secteur éducatif: Kakpo Mahougnon veut redonner à l’école béninoise ses lettres de noblesse d’antan

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Il avait promis des réformes concordantes dans le secteur des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle. Kakpo Mahougnon, puisque c’est de lui qu’il s’agit, est un homme averti du domaine. Dès sa prise de fonction le 30 octobre 2019, il a tout suite affiché sa détermination d’insuffler un nouveau dynamisme à ce secteur dont il est l’une des chevilles ouvrières depuis des années. Pour y parvenir, il a basé sa gestion sur la transparence, l’équité, et la rigueur, avec comme canevas, le Programme d’actions du Gouvernement (Pag). 

Jadis quartier latin de l’Afrique et envié par ses pairs de la sous-région en raison de la qualité de son enseignement et des éminences grises qui en sont issues, le Bénin a perdu au fil des ans, cet attribut par la baisse drastique du niveau des apprenants. L’avènement du système d’approche par compétences a, pendant de longues années, bouleversé le système éducatif. Beaucoup d’acteurs de l’éducation ont eu tous les maux du monde avant de s’approprier ce programme. À ce diagnostic, s’ajoute la spirale des débrayages au niveau de l’école à chaque année académique. L’école béninoise avait perdu ses lettres de noblesse. Son blason sérieusement écorché, avait besoin d’être redoré.

Face à ce tableau sombre, le président Patrice Talon dès son accession à la magistrature suprême, a décidé de mener des réformes. A ce titre, Kakpo Mahougnon a pris les rênes du Ministère des Enseignements secondaire, technique et de la Formation professionnelle pour continuer l’œuvre de son prédécesseur, Lucien Cocou.

Au cours de la passation de charge, il avait clairement défini ses ambitions au profit du secteur. « Il nous faut changer de paradigmes si nous voulons renouer avec un système scolaire conforme aux projections du Pag qui sert de boussole à la conduite de la politique gouvernementale du président Patrice Talon », avait-il indiqué. Et pour lui, cela passe par une bonne collaboration avec les partenaires sociaux.

Convaincu de cela, il avait affirmé qu’un dialogue franc, sincère et objectif avec les partenaires sociaux est la clé qui ouvrira les portes de l’avenir des Enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle. 

Dans la même logique, pour atteindre ces idéaux inscrits dans le Pag, le ministre veut compter sur la contribution et la détermination de tous ses collaborateurs.

« Je reste convaincu qu’aucun chef d’orchestre ne peut faire bonne prestation, si les instrumentistes décident de mal exécuter leurs partitions. Le public applaudira notre prestation commune que si vous avez du cœur à la tâche », avait-il souligné, exhortant le personnel à jouer sa partition pour la réalisation du Pag.

Les réformes en cours dans le secteur éducatif portent déjà leurs fruits

Plus rien ne sera comme avant. C’est l’assurance que semble donner le ministre des enseignements secondaire, technique et de la formation professionnelle. Le secteur de l’éducation en ce qui concerne son secteur semble être à la croisée des chemins. Les résultats encourageants obtenus aux différents examens depuis sa prise de fonction constituent à n’en point douter des signes avant-coureurs d’un renouveau de l’école béninoise.

Une bonne performance de l’école béninoise qui s’explique sans doute par le bon déroulement de l’année scolaire. En effet, l’année scolaire 2018-2019 s’est déroulée sans des mouvements de grèves, ni toutes autres formes de perturbations.

Selon plusieurs acteurs du système éducatif, cette année apaisée découle des réformes opérées par le Gouvernement dans le secteur et des bons rapports entre le Gouvernement et les partenaires sociaux, ainsi que la qualité des enseignements dispensés qui ont rehaussé le niveau des apprenants, notamment celui des candidats aux divers examens. La réforme la plus majeure est la loi votée par les députés de la 7è législature et qui encadre les grèves en République du Bénin. La mise en application de cette mesure a permis d’avoir une année sans des mouvements de débrayage. Ainsi, les cours se sont bien déroulés et les enseignants du public ont pu achever les programmes à terme, afin de permettre aux candidats de disposer du temps pour réviser les différentes notions qu’ils ont reçues tout au long de l’année scolaire.

A cela s’ajoute la franchise constatée dans les négociations entre le gouvernement et les partenaires sociaux. En effet, le Gouvernement Talon, dans sa stratégie d’anticiper sur les revendications des enseignants, arrive, sans tambour ni trompette, à satisfaire les revendications les plus urgentes des enseignants.

Avec ce nouvel élan d’engagement des enseignants, des syndicats et du ministre Kakpo Mahougnon, le Bénin retrouvera ses lettres de noblesse et sera, à nouveau, une référence en matière d’éducation et de formation.




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