4 ans de gestion de Talon: Césaire KAKPO dresse un bilan élogieux et évoque des pistes de réflexion

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Le Président de la république Patrice Talon a bouclé ses quatre années de gestion à la tête du Bénin, le 6 avril 2020. A la faveur d’une interview accordée à notre rédaction, le Président de K-POLYGONE, Césaire KAKPO a passé au peigne-fin ces quatre années de gestion du pouvoir d’État, par le Chef de l’État. Une intervention dans laquelle, le chairman de l’entreprise spécialisée dans l’accompagnement des gouvernements pour des missions de service public reconnait à Patrice Talon un bilan élogieux, comblant un grand retard sur le plan du développement du Bénin. Sans passer par quatre chemins, il estime que tout n’est pas rose; mais tout n’est pas aussi noir en quatre ans de gestion du gouvernement de la Rupture.

6 avril 2016 – 6 avril 2020. Les fruits ont-ils tenu la promesse des fleurs ? De toute évidence, la gouvernance de Patrice Talon, au cours de ces 4 dernières années, a laissé des traces dans tous les compartiments du pays. « L’urgence est aux réformes politiques, à la restructuration de l’économie nationale, à la reconstitution du tissu social en redonnant confiance à nos citoyens et la restauration de la crédibilité de notre pays. Certes, la tâche paraît immense mais ce n’est pas œuvre impossible », a-t-il déclaré lors de son discours d’investiture le 6 avril 2016.

A 1 an de la fin de cet exercice, cela saute à l’œil qu’en ces matières, les fruits semblent avoir tenu la promesse des fleurs. Les résultats peuvent être diversement appréciés sauf qu’il y a un essentiel à retenir selon le président de K-POLYGONE. A l’en croire, l’économie béninoise a subi de profondes mutations. De même reconnait-il, au plan énergique, le délestage est bien loin et l’accès à l’eau potable pour tous d’ici 2021 est désormais un challenge à portée de main. <<La ville de Porto-Novo a connu un réel changement. Bref, tout le pays est en chantier>>, souligne Césaire KAKPO. En clair, celui-ci note une modernisation qui rend la vie facile aux usagers contrairement aux années antérieures.

En termes de réformes politiques, il estime qu’il y a des couacs mais cahin-caha le paysage politique paraît plus ou moins fourni après 30 ans de la marche démocratique entamée depuis l’historique conférence nationale de février 1990. Le multipartisme intégral avait donné lieu à une sorte d’anarchie et le clientélisme politique battait son plein. La réforme du système partisan voulu d’ailleurs par tous les acteurs a porté du fruit sauf qu’elle reste à parfaire pour consolider l’unité nationale. Elle n’avait pas vocation à inaugurer l’ère de l’exclusion pour un retour à des pratiques aux antipodes de toute essence démocratique. Pour ce dernier, Patrice Talon fait du bien au système partisan même si la méthode utilisée n’est pas forcément la bonne. Il apprécie notamment comment Patrice Talon a su tenir en « respect » certains acteurs politiques. <<Il a réussi à mettre à la retraite politique Adrien Houngbédji, Mathurin Nago et bien d’autres acteurs politiques. Maintenant, il faut qu’il finisse ce qu’il a commencé>>, suggère-t-il.

Bref, on peut détester le lièvre mais il faut reconnaître qu’il sait courir. En 4 années de gouvernance, Patrice Talon a su imprimer sa marque. Certainement avec plus d’engagement et de fermeté que ses prédécesseurs mais le but ultime de toute gouvernance politique reste le bien-être du peuple. Et il serait bien difficile de prouver que la marche entamée depuis 2016 n’a pas comblé une grande partie des attentes des béninois. Toujours est-il que quand il reste à faire, l’on ne peut se satisfaire d’une victoire.

<<Les défis sont encore énormes. Le régime du nouveau départ devra continuer à travailler pour repousser les frontières de la pauvreté et du sous-emploi>>, va marteler Césaire KAKPO.

Parlant de défis, il a fait savoir que, dépourvu de réseaux de transports urbains collectifs, les grandes villes à l’instar de Cotonou doivent subir l’intrusion des bus. Dans son analyse critique, il a fait savoir le développement du transport en commun est le chantier sur lequel le gouvernement doit travailler dans les prochaines années. <<Cette politique de transport aura le mérite d’avoir contribué efficacement à la mobilité urbaine tout en réduisant les embouteillages sur nos voies. Aussi, elle permettra l’employabilité du plus grand nombre de ces “Zémidjans” qui seront reconvertis>>, indique le président de K-POLYGONE. Sur ce, il va inviter le Chef de l’État a créé une société étatique de transport en commun. Ainsi, il a confié qu’il va falloir, allé à l’assaut d’investisseurs étrangers. Évidemment, pour lui, cela passe par la nécessité de donner confiance aux investisseurs à travers l’amélioration du climat des affaires.

« Le Bénin devient un pays de référence, un pays où nous connaissons le mieux-être, un pays où les touristes sont à l’aise. Nous sommes sur le bon chemin, et si nous continuons ce que nous faisons, d’ici  à quelques années, le Bénin sera un pays envié. Au regard de tout ce que nous voyons, nous pouvons affirmer que le Bénin comble son retard en matière de développement avec le Président Patrice Talon », a-t-il conclu avant de marteler qu’il faut que les Béninois le reconduise pour un second mandat.




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