Restitution de la tournée de vulgarisation de l’alphabet Gbekoun : La volonté politique des gouvernants attendue

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Restitution de la tournée de vulgarisation de l’alphabet Gbekoun :
La volonté politique des gouvernants attendue
(Appel lancé aux autorités à divers niveaux et au chef de l’Etat Patrice Talon)

De la gauche vers la droite, Sèdolo Nounagnon du Groupe Gbekoun et Zénaïde Attindogbé de l’agence de presse et de production audiovisuelle Top Media

Top Media, agence de presse et de production audiovisuelle et le groupe « Gbekoun » ont procédé au bilan à mi-parcours du projet dénommé « Allons tous à l’école dans nos langues ». Un projet lancé en novembre 2020, qui a connu l’organisation de séries d’activités dont des tournées nationales de sensibilisation et de présentation de l’alphabet Gbékoun. C’était le mercredi 28 avril 2021 à l’institut des sciences biomédicales appliquées (ISBA) de Cotonou.

Documentaires sur les 2 illustres personnages de développement qui de leur vivant ont œuvré et tracé la voie à suivre pour la souveraineté et l’indépendance du pays et de l’Afrique noire ; notamment, Togbédji Adigbè, originaire de Dangbo, du village Mondotokpa et de Houessè Ayigbèdékin VIdéhounou, natif d’Abomey précisément du royaume KPINGLA ; explication de la taille de l’enjeu d’aller obligatoirement à l’école dans nos langues et ce qui guette le continent africain s’il ne se réveille pas de son sommeil d’adoption de langue étrangère, et appel aux divers autorités ont été les moment forts de cet évènement.
Grâce à la collaboration TOP MEDIA- GBEKOUN, 45 communes ont connus et découvert l’alphabet Gbekoun, plus de 10 milles personnes ont été impactées et veulent qu’il soit adopté. Cependant, il reste 32 communes à parcourir pour boucler les 77 communes du Bénin, et la dernière phase de la tournée s’y consacrera.
Dans son Introduction Zénaïde Attindogbé, Journaliste spécialisé de l’éducation à Top Média Bénin et membre de l’équipe de pilotage du Projet Gbékoun, au nom du DG de Top Média Bénin, Gildas Aguidi, a expliqué l’engouement de la population qui est convaincu de revenir à nos langues pour s’en sortir.
Sèdolo Nounagnon représentant du groupe GBEKOUN a expliqué la taille de l’enjeu et pourquoi il faut aller obligatoirement à l’école dans nos langues et ce qui guette le continent africain s’il ne se réveille pas de son sommeil d’adoption de langue étrangère. Dans son exposé il a expliqué la nécessité d’enlever les freins du développement des peuples africains, dont l’un des principaux est la langue d’instruction, afin d’arriver au développement.

Un enjeu de développement

60 ans après les indépendances la question du développement des pays africains reste une préoccupation, surtout lorsqu’on les compare à d’autres pays qui, tout comme ces derniers à l’époque, étaient dans des conditions similaires de sous-développement.
Soucieux de l’indépendance linguistique, de la promotion des langues, Top Media, agence de presse et de production audiovisuelle et le groupe « Gbekoun » réprouvent que des autorités feignent d’ignorer à tort l’alphabet universel Gbékoun de 33 lettres inventé par TOGBEDJI ADIGBE qui permets d’écrire toutes les langues du Bénin et favorise une bonne compréhension entre les peuples.
A noter qu’à ces différentes occasions de partage d’information, des milliers de personnes dont les élus locaux, communaux, des artisans, commerçants, agriculteurs, fonctionnaires, élèves, étudiants … ont été directement touchés. Suivant la restitution faite, ils ont apprécié l’initiative et manifesté leur envie d’apprendre l’alphabet Gbekoun. Aussi ont-ils intervenus dans une vingtaine radios locales et/ou communautaires. Ce qui a sans doute impacté plus de personnes inexorablement.

Invite des autorités à sortir de leur léthargie

Le principal élément qui maintient l’identifié est la langue. Force est de constater selon les conférenciers, que les langues officielles des pays africains qui sont les langues étrangères tirent par le bas leur développement. Face à cette situation, l’Alphabet de 33 lettres, dénommé « Gbekoun » surnommé le roi des peuples pour l’autonomie et le développement est présenté comme la solution, pour écrire les langues maternelles et impulser le développement, à travers la transmission des savoirs endogènes et favoriser le déclic de la créativité.
Par ailleurs, la volonté politique des gouvernants dont la neutralité vis à vis d’un tel joyau d’émergence surprend plus d’un.
«Si nous ne faisons rien maintenant, l’Afrique sera recolonisée et nous en voyons déjà les prémices. », soutient Sèdolo Nounagnon du groupe Gbekoun.
En attendant de parcourir les 35 communes restantes pour la vulgarisation de l’alphabet Gbekoun un appel est lancé à l’endroit des bonnes volontés pour leur accompagnement et à l’endroit des maires, préfets, Présidents des institutions béninoises, et autorités à divers niveaux, députés à l’Assemblée Nationale, Ministres, et son Excellence Monsieur Patrice Athanase Guillaume TALON, Président de la République du Bénin, Chef de l’Etat, chef du Gouvernement; ainsi qu’à l’ensemble du Peuple béninois pour faire face à la situation, à travers la prise de lois en faveur du Gbekoun.
L’urgence soulignent-ils est d’agir positivement aujourd’hui, pour la génération actuelle et pour la postérité sur le destin du Bénin et de l’Afrique toute entière en donnant à l’alphabet Gbekoun un caractère légal, national, juridique et souverain à travers des lois, arrêtés … car rien ne peut se faire dans ce sens sans la volonté politique.

A B




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