Chine : le tribunal britannique du Xinjiang n’a aucun fondement légal

36

Des responsables de la région autonome ouïgoure du Xinjiang ont affirmé que le tribunal ouïgour, créé à la demande du Congrès mondial ouïgour, n’était pas un organe judiciaire approprié et n’avait aucun fondement légal. Le panel enquête actuellement sur les abus présumés contre les Ouïgours au Xinjiang. Il est sur le point de tenir sa “première audience” début juin.

“En vertu de la Convention sur le génocide, les affaires de génocide sont jugées soit par les tribunaux compétents du pays où elles ont eu lieu, soit par un tribunal pénal international dont le pays a accepté la compétence. Certains tribunaux nationaux ont également jugé des affaires de génocide à l’intérieur de leurs propres frontières. En dehors de cela, aucun État, organisation ou individu n’a le droit de déclarer arbitrairement un autre État coupable de génocide”, a lancé mardi Elijan Anayat, porte-parole du gouvernement du Xinjiang, lors d’une conférence de presse.

Les responsables chinois signalent que le tribunal est financé par le Congrès mondial ouïgour, que Beijing classe en tant qu’organisation séparatiste anti-Chine ayant des liens avec le terrorisme. Les responsables affirment que les témoins impliqués dans le tribunal sont des acteurs et des affabulateurs.

“Sayragul Sauytbay a menti pour la première fois sur le fait d’enseigner dans un centre d’enseignement et de formation professionnels. Avec l’aide des forces anti-chinoises, elle est ensuite devenue une soi-disant ‘victime du centre d’éducation et de formation’, en affirmant qu’elle avait été détenue dans un ‘camp de concentration’ et soumise à la torture, à des expériences médicales et forcée à manger du porc. En fait, elle n’a jamais étudié ni travaillé là-bas, mais elle a été corrompue et est soupçonnée d’avoir commis des crimes”, a ajouté Yalkun Yakup, directeur adjoint du département de la sécurité publique.

“Dolkun Isa, chef du Congrès mondial ouïgour, répand depuis longtemps des rumeurs sur le Xinjiang dans la communauté internationale et ses trucages et manipulations ont été révélés à plusieurs reprises. Récemment, il est devenu une soi-disant ‘victime des camps de concentration’. Mais ce n’est pas une victime, c’est un terroriste tel que l’a désigné le gouvernement chinois”, a-t-il poursuivi.

Les responsables chinois accusent le tribunal de “manipulations bon marché” qui salissent le Xinjiang et interfèrent dans les affaires intérieures de la Chine.

“Les forces anti-chinoises aux États-Unis et dans les pays occidentaux se sont entendues avec les forces du ‘Turkestan oriental’ pour mettre en place ce ‘tribunal ouïgour’ absurde. Son but est de décrire les centres d’enseignement et de formation professionnels comme des ‘camps de concentration’, reliant l’éducation et la formation au Xinjiang au ‘génocide’ et accusant enfin le Xinjiang de ‘génocide’. Mais tout ceci n’est que mensonges”, a estimé pour sa part Xu Guixiang, porte-parole du gouvernement local.




Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *